CJO 2018 : vers une nouvelle ère!

Un an s’est écoulé depuis que le changement de Présidence s’est effectué, un an pendant lequel le CJO n’a pas chômé ! Fidèles au thème que nous nous sommes choisis, mobilité et connexion, de nouveaux horizons se sont révélés.

2017 a été l’année de la mise en route de la Plateforme Nationale des Disciplines (PND),

C’est l’aboutissement d’un projet poussé depuis plusieurs années pour mener l’enseignement de l’Orthopédie-Traumatologie dans une nouvelle ère. Le CJO, aux côtés du CFCOT, s’est investi énergiquement dans la Task Force pour organiser la plateforme et rassembler les cours numériques de la phase 1. Les plus jeunes d’entre nous ont désormais un formidable outil modulaire et connecté pour porter leur niveau de formation au top niveau.

En parallèle de l’acquisition des connaissances théoriques, le CJO s’est interrogé sur la place de l’interne d’orthopédie dans l’acquisition de ses compétences techniques. Nous en avons même fait le thème de notre Table Ronde 2017 lors du congrès de la SOFCOT. Dans une salle pleine à craquer, le Dr Robert Turcotte du Mc Gill Hospital de Montréal nous a présenté le parcours avant- gardiste canadien jalonné par les CanMeds, référentiels pédagogiques qui organisent l’acquisition de l’expertise en chirurgie. Le Capitaine Jean-Pierre Henry, président du STAN Institute nancéen et navigateur sur Mirage 2000 nous a démontré comment lier performance et sécurité au bloc opératoire en s’inspirant des pratiques de formation des pilotes de chasse. Le Pr Henri Coudanea redéfini le cadre juridique de l’exercice de l’interne au bloc opératoire. Enfin, j’ai eu l’honneur de présenter les résultats de l’Enquête CJO 2017 à laquelle nos internes et de nombreux professeurs ont répondu : plus d’encadrement au bloc, sanctuarisation du compagnonnage, duré e de formation au moins identique mais pour tout cela, les enseignants ont besoin de moyens humains, technologiques... et de temps ! Quand l’enseignement au bloc opératoire n’est toujours pas reconnu et valorisé...

2017 est aussi notre première année Européenne. Avec l’élection au Bureau du FORTE (Federation of Orthopaedic Trainees in Europe) de Louis Dagneaux, le CJO s’enrichit d’une dimension européenne. L’EBOT interim exam et le final EBOT exam européen constituent désormais un véritable passeport pour tout orthopédiste français qui certifie ainsi ses connaissances au niveau international. La France est et restera un phare pour la chirurgie orthopédique et traumatologique européenne ! Et pour ceux qui s’apprêtent à tenter cette aventure et entreprendre ces examens de haut niveau, je vous invite à vous inscrire à la FORTE Summer School d’août 2018.

Voici que commence 2018. Rendons tout d’abord hommage à Matthieu Ollivier parti vers d’autres horizons. Merci Matt’ pour ta verve et ton énergie inépuisable au service de ta génération. Un véritable pilier du CJO ! Faisons aussi une mention particulière aux nouveaux venus : Morgane Lechatelier et Pierre-Emmanuel Chammas, relève destinée à la communication. Objectif : améliorer notre communication et la diffusion des messages CJO. La création d’une page Facebook très active, un site plus interactif et utile avec toujours plus de références bibliographiques indispensables, des conseils pour la protection juridique, l’Actu des Orthos, ...

Enfin, une application smartphone initiée par Nicolas Reina et Régis Pailhé qui n’en finit plus de s’améliorer grâce à l’énorme travail de Jérémy Cognault. Au menu : de nouvelles classifications, un système de suivi des patients, d’aide au recueil des données scientifiques, une version en anglais et des nouveautés pour 2018. Son téléchargement a explosé cette année ! Autant de projets « connectés » qui ont donné une place légitime au CJO au sein du nouveau groupe de travail de la SOFCOT sur l’e-santé (Voir article « santé connectée »).

2018 sera aussi l’année dédiée à la « gestion des risques ». Initier plus précocement les jeunes chirurgiens à l’accréditation, la formation médicale continue, la réduction des risques médicaux est aujourd’hui indispensable et le CJO travaillera avec Orthorisq sur ces impératifs. Bien entendu, nous comptons poursuivre l’aventure pédagogique aux côtés du CFCOT avec en ligne de mire la mise en place de la phase 2 sur la plateforme d’enseignement connectée mais aussi le Logbook, suivi de près par Guillaume Villatte, et la mise en place dans chaque « supra-région » d’une plateforme de simulation organisée avec Roger Erivan.

Vous l’aurez compris, le CJO est bien déterminé à prendre à bras le corps les enjeux de notre exercice de demain en mêlant la motivation et l’énergie des plus jeunes à l’expérience et la sagesse des plus anciens. Et à tous ceux qui considèrent que les problématiques des jeunes générations sont loin derrière eux, n’oublions pas que l’ « on cesse d’être jeune quand on a déserté ses idéaux » (Mac Arthur, 1945).

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Marc-Olivier Gauci, Président du CJO